Euro2008 – Les champions du monde italiens sont tombés face à l’Espagne, en quart de finale (0-0, 4 tirs au but à 2). Le coup n’est pas passé loin, mais la Squadra Azzura n’échappera pas à un bilan complet…
L’Histoire ne suffit pas. Les Transalpins n’avaient pas perdu face à l’Espagne dans une compétition officielle depuis 88 ans. Mais l’équipe de Roberto Donadoni cumulaient trop de handicaps pour prétendre aller plus loin.
Des absents de marque
C’est finalement par défaut que Roberto Donadoni a composé son équipe. Les ennuis ont commencé avec le forfait de Fabio Cannavaro, avant même le début de la compétition. A Vienne, pour affronter l’Espagne, le coach italien a dû faire sans deux joueurs essentiels de son milieu de terrain, Andrea Pirlo et Gennaro Gattuso. «Je ne vais pas vous dire qu’ils nous ont manqué… C’est évident! Mais je veux aussi souligner les performances d’Aquilani et de De Rossi, qui ont été vraiment bons» explique l’ancien milanais. Sauf que la maîtrise du tempo par Pirlo et la guerre de harcèlement par Gattuso ont sérieusement fait défaut face au talent espagnol.
Un jeu trop restrictif
Le sélectionneur italien a beau s’en défendre: l’Italie n’a pas montre grand-chose. En fait, elle a présenté dans cet Euro austro-suisse la même recette que lors de la Coupe du Monde 2006. La réussite en moins. «Avoir un profil offensif ou défensif ne veut rien dire. Ce qui compte, c’est de savoir s’adapter. Parfois, c’est l’adversaire qui vous pousse à être défensif. Donc je suis fier de ce qu’on a fait, c’est vous qui jugez nos performances» balance le boss transalpin, qui frôle la mauvaise foi. Comment ne pas qualifier de défensive une équipe dont la possession de balle contre l’Espagne a culminé à 43%?
Quel avenir pour Donadoni ?
La Nazionale pourrait changer d’air. Roberto Donadoni est sous contrat jusqu’en 2010. Mais une clause dans le bail qui le lie à la fédération italienne permet aux deux parties de se séparer avant, sur consentement mutuel. L’ancien joueur du Milan AC n’a donné aucune piste. Son président un tout petit plus. «Rien n’est décidé. Il a fait du très bon travail à la tête de l’équipe. Maintenant, il faut laisser retomber la déception de l’élimination. L’équipe a été au maximum de ses possibilités, mais c’est peut être la fin d’un cycle. Comme la France… » souligne Giancarlo Abate. La seule différence, c’est que Donadoni est déjà marié.
A Vienne, Antoine Maes