Le plan Banlieues est enfin lancé

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Publié le 20 juin 2008.

VILLE - Reste une inconnue, le montant global des fonds alloués...

Vendu en septembre 2007 comme un «plan anti-glandouille» par Fadela Amara, le plan Banlieues a connu plusieurs rebondissements avant d'être finalement lancé ce vendredi lors d'un Comité interministériel des villes à Meaux (Seine-et-Marne). En cause, notamment, une différence de points de vue entre la secrétaire d'Etat à la Ville et sa ministre de tutelle, Christine Boutin. Nicolas Sarkozy avait finalement arbitré, en présentant les grandes lignes de ce plan interministériel en février 2008.

Le chef de l'Etat avait affiché l'ambition de «réinventer» la politique de la ville. Plutôt que de nouvelles mesures d'urbanisme et d'architecture, il avait insisté sur la nécessité de s'occuper d'abord des habitants. Il avait placé parmi ses priorités pour les banlieues la lutte contre l'insécurité, l'éducation, et un «contrat d'autonomie» devant accompagner vers l'emploi «plus de 100.000 jeunes» en trois ans. Il avait aussi promis de favoriser la création de 20.000 entreprises.

Le montant global du plan n'a pas été précisé

Ce vendredi, les principaux ministres concernés (Chrisine Boutin, Fadela Amara, Xavier Darcos et Christine Albanel), accompagnés du Premier ministre, ont confirmé le lancement de ces mesures. Quatre mois après l'annonce du plan, Fadela Amara avait expliqué dans la dernière édition du «Journal du Dimanche» (JDD) que «tout était prêt désormais pour mettre en musique les annonces faites par Nicolas Sarkozy». «J'ai refusé d'agir dans la précipitation car les gens qui habitent ces quartiers ont droit à un plan soigneusement pensé», avait-elle justifié.

Reste une inconnue: le montant global des fonds alloués. Le chiffre d'1 milliard d'euros avait été évoqué par Fadela Amara. François Fillon a seulement indiqué que le plan banlieues serait financé par redéploiements de crédit dans chaque ministère (dans le cadre d'un plan triennal), hormis quelque 520 millions d'euros affectés au désenclavement des quartiers. Pour l'instant, seule l'Education nationale a d'ores et déjà débloqué 200 millions d'euros supplémentaires. Ce qui fait en tout 720 millions d'euros.
Catherine Fournier (avec agence)
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