EDUCATION — D’autres pistes pédagogiques ont été retenues…
Le parrainage d’un enfant juif déporté par un élève de CM2 est abandonné. Le ministère de l’Education a indiqué ce mercredi que d’autres pistes pédagogiques avaient été retenues, issues du rapport d’Hélène Waysbord-loing, inspectrice générale et présidente de
l’association de la Maison d’Izieu.
Le 13 février dernier, à l’occasion d’un dîner au Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), Nicolas Sarkozy avait proposé que tous les enfants de CM2 se
voient confier la mémoire d’un des 11.000 enfants juifs de France victimes de la Shoah.
L’idée avait aussitôt provoqué une vive polémique, autant dans la classe politique que parmi la communauté enseignante.
Xavier Darcos avait alors proposé une autre solution:
le parrainage d’enfants juifs victimes par une classe, qui devait entrer en vigueur dès la rentrée 2008.
«Evoquer principalement la vie»
Finalement, le ministère a retenu les propositions d’Hélène Waysbord-loing, auquel Simone Veil a collaboré. Il définit la thématique des enfants victimes comme l’approche privilégiée pour enseigner l’histoire de la Shoah en CM2, propose d’aborder le sujet de l’extermination des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale, inscrite dans les programmes scolaires, par l’étude, en classe, d’un nom, d’un visage, d’un parcours, et il recommande de privilégier la vie, c’est-à-dire d’évoquer principalement la vie des enfants jusqu’à leur déportation et en rappelant également la mémoire des enfants sauvés et des Justes. Le mot «parrainage», lui, a disparu.
Une circulaire sera bientôt diffusée par Xavier Darcos afin d’assurer la mise en œuvre de ces recommandations. Le ministère de l’Education nationale précise qu’il mettra à la disposition des enseignants des ressources pertinentes pour les accompagner dans cette démarche pédagogique.
C. F.