Décidément, l’affaire Greg Rusedski a d’étonnantes répercussions. Trois jours après l’annonce du contrôle positif à la nandrolone subi par le tennisman anglais en juillet dernier, John McEnroe est monté au créneau dans les colonnes d’un quotidien de Sydney, le Daily Telegraph. L’ex-star du tennis américain a ainsi révélé qu’il avait été dopé à son insu durant sa carrière.
« Pendant six ans, je n’ai pas su qu’on me donnait une forme de stéroïde utilisé légalement pour les chevaux, a affirmé McEnroe (44 ans), sans toutefois livrer le nom des responsables. Jusqu’à ce qu’on se rende compte que c’était trop fort, même pour les chevaux. » L’homme aux sept victoires en Grand Chelem, qui avait déjà confié dans son autographie (You Cannot Be Serious) avoir consommé des drogues récréatives, estime également « ne pas être sûr que certains anti-inflammatoires qui sont donnés aux joueurs pour accélérer la guérison soient si éloignés des produits illégaux ». « Mac » n’excuse toutefois pas ceux qui sont pris dans les mailles du filet. « Les gens devraient faire beaucoup plus attention, ils ont trop facilement recours à certains produits. Le tennis a déjà assez de problèmes. L’ATP devra lourdement sanctionner Rusedski s’il était déclaré coupable. »
En attendant, Greg Rusedski, en sursis jusqu’au 9 février, prépare activement sa défense. Ce qui ne l’a pas empêché de se qualifier hier pour le deuxième tour du tournoi de Sydney aux dépens de l’Argentin Juan Ignacio Chela (7-6, 7-6).
Sébastien Bordas
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