Franck Ribery: «On doit mourir sur le terrain»

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Publié le 15 juin 2008.

EURO2008 – Le milieu de l’équipe de France veut rebondir face à l'Italie…...

Après la dure défaite face aux Pays-Bas, l’équipe de France veut rebondir. Surtout Franck Ribery.

Comment vous sentez-vous?

Déjà, je me sens beaucoup mieux qu’après le match. On a tourné un peu la page. On a oublié le match contre les Pays-Bas, on a un match important à préparer contre l’Italie

Déjà?

C’est vrai, je vous le dis honnêtement, ça a été très dur. On a pris une bonne gifle. Pourtant on a fait un bon match. On s’est tous retrouvés dans le vestiaire, on s’est tous réunis, on s’est dit que ce n’est pas encore fini.

Vous y croyez toujours?

Si on est là, il faut y croire, sinon, ça ne sert à rien de jouer contre l’Italie. Autant rentrer chez nous. On va jouer ce match à fond.

Vous vous êtes senti libéré?

Oui, je me suis senti beaucoup mieux contre les Pays-Bas que face à la Roumanie, mais ça n’a pas suffi.

Vous préférez jouer dans l’axe?

Je suis quelqu’un qui aime être libre sur le terrain, qui aime bouger. Au Bayern, je joue à gauche, contre la Roumanie, j’ai joué à droite. Quelque soit l’endroit où le coach me fait jouer, je donnerai le meilleur de moi-même.

Vous en avez parlé avec Domenech?

Le coach me connaît très bien, il est au courant de mes préférences. Mais le plus important, c’est l’équipe, le collectif.

Qu’est-ce qui a changé par rapport à 2006?

C’est différent. A la Coupe du monde, on était une équipe qui ne prenait pas beaucoup de but, et là on en a pris quatre. Mais ils ont eu beaucoup de réussite de leur côté.

Vous avez été surpris par l’entrée de Gomis?

Tout le monde voyait Benzema plutôt que Gomis ou Anelka, mais si le coach a fait jouer Gomis, il le sentait peut-être mieux. Nous on est seulement les joueurs, et c’est le coach qui décide.

La situation n’est pas facile pour Benzema…

Oui, ce n’est pas facile, car il pensait qu’il allait rentrer. Moi je suis là pour lui parler, pour qu’il soit bien dans sa tête et important pour le match contre l’Italie.

Maintenant, vous êtes du côté des anciens?

Je suis là depuis quelque temps. Les anciens m’ont beaucoup aidé au début et j’essaie de faire la même chose.

Avec Benzema?

Oui, son absence, c’est dommage. C’est dommage aussi que Titi n’ait pas joué contre la Roumanie. Contre les Pays-Bas, le coach a mis une autre équipe. Contre l’Italie, on verra bien.

Il y a des dissensions dans le groupe?

Personne n’est fâché. On a beaucoup parlé, on a dit beaucoup de choses. On doit mourir sur le terrain, on doit tout donner, et on verra ce qui va se passer.

Propos recueillis par Pierre Koetschet (à Châtel St-Denis)
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