SOCIAL - Le dispositif proposé par François Fillon pourrait voir le jour à l'automne...
Jeudi, François Fillon a voulu apporter sa contribution en faveur du pouvoir d’achat dans un contexte de pétrole cher.
Le Premier ministre a annoncé une «aide directe» pour les salariés confrontés au coût élevé de leur trajet domicile-travail. Une façon d’enterrer définitivement le chèque-transport, lancé en février 2007 par le gouvernement Villepin et qui n'avait jamais fonctionné.
Le dispositif proposé
Une aide financière directe «sur la feuille de paye du salarié», l'Etat compensant les frais pour l'entreprise en lui apportant une «aide fiscale», selon le Premier ministre.
L’objectif
«Encourager les transports en commun», selon François Fillon, pour qui ce ne sera «une aide au plein d'essence que lorsqu'il n'y a pas d'autre solution».
Les modalités
Rien n’est encore fixé. Le Premier ministre a demandé que les partenaires sociaux se réunissent pour décider de ses «conditions d'application». Depuis, chacun tente de faire valoir ses arguments.
Les transports en commun? Pour l'
Union des transports publics et ferroviaire (syndicat patronal), la solution serait d'étendre au plan national le dispositif francilien existant depuis 1982, qui oblige les employeurs à financer 50% des abonnements-transport.
La voiture aussi? Mais la fédération française des Automobile-Clubs http://www.automobileclub.org/ffac/ souhaite que l'aide «aille à tous les salariés, quel que soit leur mode de transport», car souvent ils n'ont pas «d'alternative à la voiture».
Une prime transport? Vendredi, la CFTC a souligné «l'urgence à aider les salariés qui se rendent sur leur lieu de travail en voiture» et Force ouvrière a salué ce qu'elle a qualifié de «prime transport», qu'elle réclamait depuis plusieurs années, tandis que le Parti socialiste et l'UFC Que Choisir demandaient depuis plusieurs mois la relance du chèque-transport.
Selon Le Parisien
daté de samedi, Matignon pourrait demander aux partenaires sociaux de rendre leur copie à la rentrée de septembre. Avec une loi dans la foulée..
Avec agence
Le chèque-transport? Conçu sur le même modèle que le chèque restaurant, il peut être proposé par des entreprises volontaires à leurs salariés, pour financer leurs déplacements en transports collectifs ou leur achat de carburant, en contrepartie d'exonérations sociales et fiscales. Dès le départ, le patronat avait fustigé le projet en jugeant qu'il n'était pas «une vraie réponse au problème énergétique» (Medef) ou en critiquant un système «trop compliqué» (CGPME).