EDUCATION – Ils proposent de décaler certaines épreuves comme les langues vivantes à la fin de la classe de première...
La mission sénatoriale «A quoi sert le bac?» a rendu jeudi ses conclusions et propose de passer le bac en deux ans, en décalant de nouvelles épreuves comme les langues vivantes à la fin de la classe de première.
Le groupe de travail sur le baccalauréat, présidé par
le sénateur UMP Jacques Legendre, regrette que les sélections des cursus universitaires se fondent sur les notes du contrôle continu et non sur les résultats du bac. Passer un maximum d'épreuves à la fin de la première permettrait ainsi de redonner du poids au bac. Les élèves ayant échoué en première pourront repasser les épreuves en terminale.
Session de rattrapage en septembre
Par ailleurs, la mission constituée à l'occasion des 200 ans du bac envisage d'instituer une session de rattrapage en septembre qui remplacerait les oraux organisés juste après le bac. L'objectif est de laisser aux élèves le temps de rattraper leurs lacunes pour aborder dans de bonnes conditions l'enseignement supérieur.
Les sénateurs,
reprenant l'esprit des propositions de Nicolas Sarkozy, veulent en finir avec la suprématie du bac S. Pour cela, ils proposent de supprimer les filières en supprimant les coefficients sur les matières du tronc commun. Les élèves auraient ensuite le choix entre 3 options: une dans le domaine scientifique, une dans le domaine littéraire et une dans le domaine économique et social.
Un «droit opposable» à la poursuite des études
Pour contrer les accusations de «bac bidouillé», les sénateurs proposent de rendre public les consignes de notations envoyés aux correcteurs. La mission parlementaire fait une autre proposition forte: garantir à tout élève sortant du système éducatif sans le bac un crédit de formation professionnelle de deux ou quatre années (deux ans pour les titulaires du BEP, quatre ans pour les autres). Une sorte de «droit opposable» à la poursuite des études.
Ce rapport sera remis à Xavier Darcos, le ministre de l'Education nationale. Le sénateur Jacques Legendre a prévenu: «Nous souhaiterions que le ministère songe aux économies à long-terme [d'une réforme du bac] plutôt qu'aux petites économies sur l'organisation du bac».
Vincent Glad