C'est reparti pour la quatrième édition du Marathon des mots de Toulouse qui ouvre ses portes, ce soir pour trois jours de lectures publiques à travers toute la ville. « Cette année, nous avons choisi les comédiens en fonction des textes préalablement sélectionnés, plutôt que l'inverse, explique Serge Roué, le directeur de la manifestation. Les duos composés associent des écrivains connus à des comédiens qui le sont moins, et des comédiens célèbres avec des textes à découvrir. »
Place à la jeunesse et aux auteurs qui montent : une rencontre pleine de sens aura ainsi lieu vendredi à 15 h 30 au studio du Théâtre national de Toulouse (TNT). Hélène Fillières y lira Birmane de Christophe Ono-dit-Biot dans une lecture croisée avec l'écrivain. Et lui-même rendra hommage à l'oeuvre d'Aung San Suu Kyi, la figure emblématique de l'opposition birmane. Un autre grand moment du Marathon se tiendra samedi à 17 h, à « L'entrée des artistes » du Cloître des Jacobins : durant une heure, Nicola Sirkis lira l'intégralité de la nouvelle Un jour rêvé pour le poisson banane, de J.D Salinger à qui l'on doit le célébrissime L'Attrape-coeurs. « Si j'ai le temps, je lirai en plus L'homme assis dans le couloir de Duras, un court récit de Yoko Ogawa et un poème en prose de Sylvie Plath », évoque le fondateur du groupe Indochine dont le tube, Des fleurs pour Salinger était déjà un hommage.