Euro2008 – Auteur d’une belle entrée contre la Pologne (2-0), la Mannschaft devra monter en puissance pour vaincre la Croatie…
Soyons sérieux
Les Allemands ont du respect pour la Pologne. Mais considèrent que le vrai test sera jeudi soir, à Klagenfurt. «On saura vraiment après ce match quel est notre niveau soutient Michael Ballack. On peut bien sûr être satisfait d'avoir battu la Pologne, mais il va falloir hausser notre niveau de jeu, car on va affronter dans ce tournoi des équipes plus solides que la Pologne, à commencer par la Croatie».
Si on écoute les Allemands, on est quand même à deux doigts de croire que c’est la Croatie qui a gagné trois fois la Coupe du Monde. Löw voit dans l’équipe au damier « une équipe très raffinée avec de belles individualités, comme Olic ou Kranjcar».
On prend les mêmes…
Satisfait du rendement de son onze face à la Pologne, Joachim Löw n’a pas envie de faire la révolution, même si des choses restent à caler. La charnière Metzelder-Mertesaker, redoutablement lente, va en effet passer un test. Le joueur le plus discuté avant la compétition, Lukas Podolski, vient de planter deux buts. Finalement, les critiques se focalisent désormais sur le capitaine Michael Ballack, accusé de ne pas être assez offensif en jouant au poste de milieu récupérateur. «On va garder notre milieu à plat, désamorce le sélectionneur allemand. Ballack est libre de participer aux offensives. Frings est là pour garder un œil sur lui».
Remember 98
Pour ne pas endosser le maillot de favori, les Allemands convoquent aussi l’histoire. Il y a dix ans tout juste, lors de la Coupe du Monde, la Croatie avait renvoyé la Mannschaft à ses études (3-0). Löw y voit «le passé». On peut y voir du présent. Parce que dans l’encadrement allemand de l’équipe du jour, il y a Andreas Köpke, gardien de l’époque, et Oliver Bierhoff, le manager. Les signes, dans le foot, ça peut compter.
A Klagenfurt, Antoine Maes