Du chantier du palais de justice au centre de rétention
0 commentairesSans-papiers, il a travaillé indirectement pour l'Etat en construisant le nouveau palais de justice. A l'heure où le gouvernement évoque la régularisation des étrangers par le travail, Abdelkrim se retrouve enfermé au centre de rétention de Cornebarrieu. « C'est une situation paradoxale. L'Etat utilise lui-même de la main-d'oeuvre soi-disant inutile à la France, puis l'expulse », dénonce Laurent Joly, du collectif immigration de la CGT 31, qui espère que la préfecture prendra en compte le dossier de ce coffreur-ferrailleur arrivé en France en 2001. Le syndicat suit ainsi une soixantaine de travailleurs sans papiers, qui se voient de plus en plus souvent suspendus par leurs patrons dans l'attente d'avoir des papiers.