Quel adversaire?
Selon ce qui se murmure, les Ibériques ne connaissent nominativement aucun de leurs adversaires. «Je sais qu’ils sont rapides, très techniques, bien organisés», récite Xavi, qui a potassé ses vidéos.
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Dans ce genre de cas, on se raccroche à ce qu’on peut. Pour les Espagnols, c’est Guus Hiddink, l’entraîneur d’en face. «On respecte énormément ce qu’il fait. Ses équipes sont toujours performantes. Pas toujours très belles à voir, mais très dures à battre», poursuit Iker Casillas, le gardien du Real Madrid. Si on était vache, on dirait que c’est souvent l’inverse pour celles de Luis Aragones.
Quelles ambitions?
La Seleccion s’est trop souvent vautrée dans son arrogance pour recommencer à jouer les cadors. De l’eau a coulé sous les ponts depuis la Coupe du Monde 2006, quand les coéquipiers de Fernando Torres voulaient mettre Zidane à la retraite. «On ne dira pas qu’on est là pour gagner. Mais on sait que beaucoup de gens nous supportent au pays. On promet donc de faire du mieux qu’on peut», poursuit Iker Casillas. Si on ne sait pas encore jusqu’où iront les Espagnols, on sait déjà qu’ils la jouent modestes. Et ça, c’est une vraie nouveauté.
Quel milieu de terrain?
Le casse-tête d’Aragones, c’est son milieu de terrain. Avec Xavi, Iniesta, Xabi Alonso et Fabregas, l’Espagne a des spécialistes qui seraient titulaire partout ailleurs, ou presque. Mais dans le foot, abondance de biens peut nuire, et le sélectionneur ibère est bien obligé de faire des choix. Les sacrifiés devraient donc être Xabi Alonso et Fabregas, qui resteront sur le banc. Le Barcelonais Iniesta sera décalé à droite. Silva sera à gauche, et Senna, brésilien d’origine et espagnol de passeport, sera le seul milieu défensif de la bande. En attaque, David Villa, remis de sa blessure à la cuisse, devrait débuter aux côtés de la tornade Torres.