«Le football est un sport simple: 22 hommes poursuivent un ballon pendant 90 minutes et à la fin, les Allemands gagnent toujours» disait l'Anglais Gary Lineker. A l'orée d'un Euro qu'ils entament dimanche soir à Klagenfurt contre la Pologne, les Allemands sont toujours les favoris, comme le prouve leur côte chez les boomakers, qui donne la Mannschaft victorieuse à 4 contre 1.
Douze ans de disette
On a fouillé les statistiques, et on a trouvé une sacrée anomalie. L'Allemagne n'a plus gagné un match à l'Euro depuis 1996, et sa victoire en finale contre la République tchèque (2-1). Un trou monumental pour un favori. Ce qui fait dire à Joachim Löw qu'il faut se «méfier d'une compétition où le niveau est si homogène».
Son boss de la fédération, Theo Zwanziger, lui a tout de même rajouté une louche de pression: «Je pars du principe que nous allons enregistrer le 8 juin contre la Pologne notre première victoire depuis douze ans».
La révolution est toujours en marche
L'Allemagne, c'est plus ce que c'était. Et c'est tant mieux! En 2006, sous le mandat de Jürgen Klinsmann, la Mannschaft a échoué en demi-finale de sa Coupe du Monde, mais en développant un jeu ultra-offensif. «Les principes sont toujours les mêmes. Ils n'ont pas bougé grand-chose. La révolution, en Allemagne, date de 2006» explique Leo Beenhakker, le sélectionneur polonais.
De fait, seul deux joueurs n'ayant pas participé au Mondial peuvent prétendre à une place de titulaire: Mario Gomez (attaquant) et Clemens Fritz (défenseur). Signe que l'influence de Klinsmann est encore bien présente, tous les joueurs ont reçu dans la semaine un sms d'encouragement.
La confiance règne
Finalement, les Allemands font partie des rares équipes à assumer leur statut. «Nous ne pouvons avoir qu'un seul objectif, un quatrième titre européen pour l'Allemagne» indique ainsi Michael Ballack, le capitaine. Son entraîneur ne le dédit pas avant d'affronter les Polonais. «Si on fait tout ce qu'on sait faire, qu'on dicte le rythme du match, on s'en sortira» estime Joachim Löw.
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