EURO2008 - Dimanche, les Polonais défieront l'Allemagne, qu'ils n'ont jamais battu de leur histoire...
A la longue, les Polonais doivent trouver ça lassant. Souffre-douleur de l’Allemagne d’un point de vue historique, la Pologne l’est aussi au football. En 15 matchs contre l’Allemagne, jamais les Rouge et Blanc ne sont parvenus à battre leurs voisins (11 défaites, 4 nuls). Décourageant, avant le choc de dimanche soir, à
Klagenfurt? En cherchant bien, on a quand même trouvé quelques raisons d’y croire.
Parce que le sélectionneur est néerlandais
A 66 ans,
Leo Beenhakker, le coach polonais, est un monstre d’expérience. Il a dirigé les plus grands clubs de son pays (Ajax Amsterdam, Feyenoord Rotterdam), et aussi le plus grand du monde, le Real Madrid. Il a surtout doté la Pologne d’une organisation ultra-réaliste. Il manque de talent en attaque? Beenhakker insiste sur sa défense. Et ça marche, puisque son équipe a terminé première de son groupe de qualifications, devant le Portugal. «Je les ai vu jouer là-bas (2-2, en septembre 2007), ils m’ont impressionné», souligne Joachim Löw, bien moins expérimenté que son collègue. Un Beenhakker qui n’a pas prévu de révolutionner sa préparation. «Ce n’est pas parce que c’est l’Euro qu’on doit se mettre à courir nu dans le parc de l’hôtel.»
Parce que le milieu de terrain est brésilien
C’est l’un des seuls joueurs polonais à avoir un nom prononçable. Logique, puisqu’il est né à… Sao Paulo, au Brésil. Roger Guerreiro, 27 ans, milieu de terrain défensif du Legia Varsovie depuis deux saisons, est un privilégié. Il a obtenu son nouveau passeport polonais juste à temps pour être sélectionné à l’Euro. En même temps, il a des appuis haut placés, le Guerreiro. C’est en effet le président Lech Kaczynski en personne qui s’est chargé du dossier. Tout ça pour un joueur qui n’est même pas titulaire…
Parce qu’un Polonais joue pour l’Allemagne
L’Allemagne aussi a sa dose de Pologne. Lukas Podolski (23 ans), attaquant du Bayern Munich, est le fils d’un ancien international polonais. Mais il réalise la pire saison de sa jeune carrière. De blessures en déprimes, il n’a joué que 19 matchs avec le Bayern Munich cette année (4 buts). Ou quand la lose polonaise s’invite au pays de la gagne… «C’est un joueur précieux parce qu’il peut jouer devant ou ailier. Mais c’est un match particulier pour tout le monde, et pas seulement pour lui», prévient Joachim Löw. A priori, il ne sera pas titulaire non plus.
Antoine Maes, envoyé spécial à Klagenfurt
>>> Allemagne-Pologne, un match à suivre en live comme-à-la-maison, dimanche, dès 20h45