ECONOMIE - Il existe deux façons de le calculer, mais parfois les statistiques sont trompeuses….
Alors que
l’Insee vient d’annoncer un taux de chômage historiquement bas, à 7,2% de la population active, explication des différentes façons de calculer ce taux.
L’enquête emploi INSEE
A la suite de la polémique sur les chiffres du chômage de l'an dernier, l'Insee a changé sa méthode de calcul.
Elle ne combine plus son enquête emploi trimestrielle et les informations de l'ANPE, mais réalise celle-ci grâce à un échantillon de 75.000 personnes . Elle recueille ainsi des données conformes aux normes du Bureau International du Travail (BIT). Sont comptabilisées comme chômeuses les personnes qui effectuent des démarches actives de recherche d’emploi, qui n’ont pas travaillé la semaine précédant l’enquête (ne serait-ce qu’une heure) et qui se disent disponibles.
L’ANPE
Elle fournit chaque mois un nombre de demandeurs d’emploi. Depuis 2005, l’ANPE a modifié les règles de gestion de ses listes de chômeurs. Si un demandeur d’emploi tarde à actualiser son dossier, il est radié. Sans oublier les radiations des demandeurs d’emploi qui ne se déplacent pas pour le rendez-vous mensuel. Enfin, certains demandeurs d’emploi en fin de droit ne pointent plus…
Ce que cachent les statistiques…
La notion d'emploi est diverse, dans le sens où celui qui l'exerce est censé pouvoir en vivre correctement.
Selon le site
actuchômage.org, certains chômeurs seraient «invisibles»: les précaires et les emplois aidés, les chômeurs en formation, en somme, ce qui ne sont «non disponibles immédiatement». D’autres ne sont donc pas pris en compte par les statistiques car ils sont en fin de droits et vivent grâce aux minima sociaux, sans oublier l’ensemble des RMIstes, les «seniors» ayant dépassé 55 ans qui sont dispensés de recherche d'emploi (DRE) et n'apparaissent dans aucune catégorie. Enfin, certains n'ont pas cotisé assez pour ouvrir des droits comme les jeunes entrants dans le monde du travail. Du coup, cette catégorie de chômeurs ne voient pas l'intérêt de s'inscrire et de pointer à l'ANPE (notamment les moins de 25 ans qui n'ont même pas accès au RMI).
Valérie Zoydo