Toulouse: manifestation anti-OGM avant le procès des faucheurs
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José Bové à la tête d'une manifestation anti-OGM le 5 juin 2008 à Toulouse Eric Cabanis AFP
Une centaine de militants anti-OGM ont manifesté jeudi matin à Toulouse avant l'ouverture du procès en correctionnelle de 41 faucheurs volontaires, parmi lesquels José Bové, jugés pour avoir détruit du maïs OGM en juillet 2006 en Haute-Garonne, a con...
Une centaine de militants anti-OGM ont manifesté ce jeudi matin à Toulouse avant l'ouverture du procès en correctionnelle de 41 faucheurs volontaires. On trouve parmi eux José Bové, et l'élu vert Dominique Plancke, jugés pour avoir détruit du maïs OGM en juillet 2006 en Haute-Garonne.
Les 41 prévenus et les manifestants ont défilé dans le calme entre la place du Capitole et le palais de Justice, où l'audience s'est ouverte peu après 9h. Aux cris de «Les OGM, on en veut pas: ni dans les champs, ni dans les assiettes», les manifestants ont déployé une banderole avec pour slogan «Relaxe des 41 faucheurs volontaires d'OGM».
«Avoir eu raison trop tôt»
«C'est une journée importante. Le procès était programmé a l'automne 2007 et a été reporté (à deux reprises, ndlr) en raison du Grenelle de l'environnement», note José Bové. «L'Etat a pris un moratoire, après ma grève de la faim en janvier 2008, et le procès intervient au moment où l'interdiction de ce maïs est effective. Sur le territoire, il n'y a plus d'OGM commercialement planté. Donc, comment les magistrats vont-ils se situer par rapport à ça?», s'est-il interrogé.
«On va nous reprocher d'avoir eu raison trop tôt, d'avoir eu raison avant tout le monde, avant l'Etat», explique José Bové, qui dit avoir «agi pour faire protéger l'intérêt général et maintenant le gouvernement, en ayant lui-même mis en place le moratoire, reconnaît la justesse de nos interventions». «Une condamnation serait incompréhensible et, bien évidemment, on va plaider pour la relaxe», a-t-il ajouté.
Avant de rejoindre le palais de justice, les prévenus et militants anti-OGM ont distribué des tracts aux passants.
Les 41 faucheurs volontaires, qui seront jugés jeudi et vendredi à Toulouse, sont poursuivis pour destruction de biens pour avoir arraché plusieurs hectares de maïs génétiquement modifié (Mon 810), en juillet 2006, à Ox et Daux (Haute-Garonne).
