POUVOIR D'ACHAT - Les routiers attendent les annonces de Dominique Bussereau...
Alors que le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, doit annoncer un plan d'aide pour les professions les plus touchées par la hausse du prix du pétrole, routiers et taxis maintiennent leur pression.
Dans le sud-est
Une quarantaine de poids lourds et une vingtaine de taxis ont mené une opération escargot entre La Valette (Var) et Toulon, entraînant dix kilomètres de bouchons sur l'A57 et paralysant la circulation dans le centre de Toulon. A l'appel du Syndicat des entreprises de transport du Var, les manifestants ont gagné la préfecture, où une délégation a été reçue en milieu de matinée par le préfet Jacques Laisné.
Les routiers à Rungis
En région parisienne, plusieurs dizaines de chauffeurs routiers se sont rassemblés ce jeudi matin au Marché d'intérêt national (MIN) de Rungis (Val-de-Marne) pour protester contre la hausse du prix du gazole.
Ils ont créé à partir de 4h30 un ralentissement au niveau de la zone de péage du MIN, sans empêcher la circulation, a précisé Gilles Mathelié-Guinlet, secrétaire national de l'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE).
Opération péage gratuit
«Dans l'attente des annonces de Dominique Bussereau, nous n'entamerons pas d'action dure et nous restons sur cette ligne de conduite», a-t-il ajouté. Ce dernier a indiqué mercredi qu'il annoncerait d'ici à la fin de la semaine des «mesures d'aide conjoncturelles» qui concerneront «la trésorerie» et «des reports de charges».
Plusieurs dizaines de chauffeurs routiers ont ensuite entamé vers 6h45 une opération escargot entre le MIN et le péage de Fleury-en-Bière (Seine-et-Marne) sur l'A6. Les poids lourds ont été rejoints à Fleury-en-Bière par des membres des Jeunes Agriculteurs (JA) et de la FDSEA pour une opération «péage gratuit». Selon le Centre régional d’information routière, la manifestation n’a eu que «très peu» de répercussions sur le trafic. L’opération a pris fin vers 11h.
Barrage filtrant des taxis à Marseille
Du côté des taxis, plusieurs dizaines de véhicules, ont maintenu jeudi à la mi-journée des barrages filtrants dans plusieurs lieux de Marseille, ralentissant la circulation.
«Notre objectif, a déclaré Jean Gammicchia, président du Syndicat des taxis marseillais, c'est de forcer le gouvernement à établir le prix d'un gazole professionnel. Le gazole représente de 35 à 40% des dépenses de nos exploitations. Nous avons des tarifs réglementés, donc nous ne pouvons pas impacter la hausse du prix du carburant sur nos tarifs», a-t-il expliqué. Une délégation des syndicats de taxis marseillais a été reçue à la préfecture de région en début d’après-midi.
Le syndicat a également relevé que jusqu'en 2007, les taxis bénéficiaient d'une détaxe «reconnaissant le professionnalisme de leur activité, qui est passée à la trappe pour les trois-quarts en 2008 et qui devrait l'être en totalité en 2009». «Cela représente environ 150 euros par mois. Vous imaginez les effets pour nous!», a-t-il ajouté.
Avec agence