Décidément, le mammouth est bousculé. Les élèves ont à peine rangé leurs banderoles que le Président pose les contours de la réforme du lycée. L'objectif est de mieux préparer les lycéens - ils sont 2,2 millions cette année - aux études supérieures.
· Vers un lycée sans filières Fini le «cloisonnement trop rigide en filière» scientifique, économique ou littéraire, le lycée de demain sera «plus souple», «à la carte» même. Chacun piochera les matières qui lui plaisent, parallèlement au tronc commun. Les emplois du temps pourraient être allégés.
La moyenne actuelle de 36 heures de cours hebdomadaire implique un volume annuel 20% supérieur à celui des systèmes européens les plus performants. Certains cours seraient remplacés par des modules personnalisés. Pourtant, 47% des enseignements sont déjà dispensés en effectifs réduits. La nouvelle classe de seconde sera opérationnelle à la rentrée 2009, la première en 2010 et la terminale en 2011.
· Former plus pour payer plus Tous les enseignants devront avoir un master 2 (bac + 5) et plus seulement un bac + 4. Ce qui devrait entraîner, à terme, la disparition des instituts universitaire de formation des maîtres (IUFM), créés en 1990. En contrepartie, les premiers salaires seront augmentés, dès 2010, «de manière conséquente» promet le ministère. Mais aucune revalorisation générale n'est prévue. Dans son projet de campagne, le candidat Sarkozy jugeait pourtant «inadmissible» la faible rémunération des profs.