EDUCATION - Nicolas Sarkozy confirmé le lancement de la réforme des études dans les classes de seconde...
En plus de vouloir réformer la formation des enseignants, Nicolas Sarkozy a également confirmé le lancement de la réforme des études au lycée dans les classes de seconde à la rentrée 2009.
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«Sur cette réforme, je souhaite que nous avancions vite. Je souhaite que la nouvelle seconde soit mise en place dès la rentrée 2009, avec un objectif, c'est que le nouveau lycée soit transformé à l'horizon 2012», a-t-il déclaré lors d'une rencontre avec les cadres dirigeants de l'Education nationale.
«La situation actuelle n'est plus tenable (...) le système des filières, pas dominé, écrasé par la section scientifique, est totalement déséquilibré et ne remplit pleinement aucun des objectifs recherchés», a-t-il estimé.
Décloisonner les filières
«Il nous faut, ensemble, imaginer un lycée beaucoup plus souple, qui dépasserait les impasses d'un cloisonnement trop rigide en filières (...) cette liberté plus grande donnée au lycéen le préparerait mieux à l'enseignement supérieur», a-t-il poursuivi.
La mise en place de la «nouvelle seconde» en 2009 devrait permettre la mise en place d'un «nouveau baccalauréat» en 2012, selon l'Elysée. Le président a enfin exhorté l'Education nationale à «entrer résolument dans la culture de l'évaluation et du résultat» pour relever le «double défi» de la «démocratisation» et de l'«élévation du niveau général».
«Une vision gestionnaire du système éducatif»
Suite aux propos du chef de l'Etat, Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU (première fédération de l'Education) s'est dit «inquiet» du sort des IUFM et a craint une hausse des «inégalités sociales» avec un lycée à la carte, «sans structuration», où il serait difficile de s'orienter.
L'Unsa-Education a pour sa part dénoncé «une vision gestionnaire du système éducatif», estimant qu'il s'agit «d’économiser quelque 30.000 emplois de stagiaires». Elle craint «un abandon de la formation professionnelle des enseignants». Des critiques partagées par le syndicat étudiant UNEF.
La Conférence des présidents d'universités a par contre salué ce discours, jugeant notamment «complètement logique» que les universités forment les enseignants. La Fage (deuxième organisation étudiante) a vu pour sa part des «orientations prometteuses», notamment sur une «réforme» du baccalauréat, qui «s’impose pour combler le fossé pédagogique qui demeure entre le lycée et l’enseignement supérieur».
RentreeScolaire
Avec agence