Présent pour la première fois de sa carrière au troisième tour des Internationaux de France - sa meilleure performance se limitait à un deuxième tour (2005, 2006 et 2007) - le Français, 94è joueur mondial, a subi le jeu de fond de court très puissant de son adversaire, à peine mieux classé que lui (88è). «C’est un très bon joueur de fond de court, a-t-il souligné. Il a réussi à rester là avec un jeu d’attaque.»
Sans solutions
Un instant, Serra a cru revenir, s’offrant deux balles de break au troisième set pour recoller à cinq jeux partout. «J’ai essayé de frapper plus fort et j’aurais pu revenir au troisième, c’est ça qui est dommage. (…) Je suis content d’avoir atteint le troisième tour mais il y a un petit goût amer, a-t-il soupiré, nourrissant quelques regrets. Je n’ai pas encore toutes les solutions pour embêter un joueur comme ça. Il revient à son meilleur niveau.»
Ginepri a effectivement de la réserve, comme il l’a démontrer, vendredi, en dominant le Russe Igor Andreev, tête de série n°27 et quart de finaliste en 2007. «Il se déplace très bien et s’organise très vite. Au bout d’un moment, il agit come un rouleau-compresseur, a noté le Français. Il prend la balle très tôt, il faut que je bosse là-dessus.» Serra quitte donc le tournoi comme il l’avait commencé: en toute discrétion.