MATIERES PREMIERES – «Il n'y a pas de réponse aisée au problème mondial du pétrole sans une stratégie mondiale complète», a encore déclaré Gordon Brown...
Cette fois-ci, c’est énoncé clairement. L'économie mondiale fait face au «troisième choc pétrolier de ces dernières décennies», a
commenté mercredi le Premier ministre britannique Gordon Brown, au lendemain d'un mouvement de protestation des routiers pour une baisse des taxes sur le gazole.
Le premier choc pétrolier mondial date de 1973 lorsque, pendant la guerre du Kippour, les pays arabes de l’OPEP décrètent un embargo sur les livraisons de pétrole aux pays qui soutiennent Israël. Le début de la révolution iranienne en septembre 1978 provoque
le second choc pétrolier, accentué par les tensions liés à la guerre Iran-Irak.
«Il n'y a pas de réponse aisée au problème mondial du pétrole sans une stratégie mondiale complète», a encore déclaré Gordon Brown. C'est pourquoi la Grande-Bretagne fait pression pour qu'une stratégie mondiale pour répondre à l'impact des prix élevés du pétrole, soit au menu du prochain sommet du G8 au Japon, a t-il précisé.
«C’est très cher mais cela pourrait être pire»
Dans un contexte de «demande en hausse et d'offre insuffisante», qui devrait se poursuivre avec le développement économique de l'Asie, «chaque pays doit trouver les moyens d'être plus efficace et de diversifier sa fourniture» d'énergie, observe le Premier ministre. «Ainsi notre but de faire de la Grande-Bretagne une économie à faible émission de carbone devient une priorité économique en plus d'un impératif écologique», ajoute-t-il.
Le baril de pétrole, qui coûtait 10 dollars il y a dix ans, atteint à présent 135 dollars. «C’est très cher mais cela pourrait être pire»,
explique à 20minutes.fr François Lescaroux, économiste à l’Institut français du pétrole, qui estime que le prix du pétrole peut monter jusqu’au «prix de son substitut» qui n’est pas encore connu.
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V.G.