A 73 jours de l’ouverture des JO, la ville de Pékin subit un pic de pollution impressionnant. La situation est telle dans la ville olympique que les personnes souffrant de problèmes respiratoires ont été cantonnées chez elle par les autorités chinoises. Pas de quoi rassurer les athlètes.
A cause de vents en provenance de régions très polluées, le Bureau de protection de l’environnement a mesuré une qualité de l'air de niveau 5, le plus haut niveau d'alerte en matière de pollution. Des tonnes de poussière charriées par les tempêtes de sable qui balaye la Mongolie se sont abattues sur Pékin. En temps normal, la capitale baigne déjà dans une atmosphère extrêmement viciée par le nombre croissant de véhicules automobiles, les chantiers industriels et les centrales thermiques à charbon qui dégagent des tonnes de particules dans l’atmosphère.
Les athlètes inquiets
De nombreux athlètes, notamment les marathoniens Paula Radcliffe et Guebre Sélassié se sont inquiétés à voix haute de la pollution de Pékin. Le président du CIO a estimé que certaines épreuves pourront être reportées si les pics de pollution sont trop importants.
Depuis qu’elle s’est vue attribuer l’organisation des JO, la capitale chinoise s'est engagée à réduire la pollution pour les Jeux (8-24 août). Malgré ses efforts, notamment l’interdiction d’utiliser le charbon dans le centre-ville, le défi paraît définitivement trop difficile à relever.