Jean-Jacques Pierre
Défenseur central du FC Nantes.
Serez-vous encore un Canari la saison prochaine ?
J'ai encore trois ans de contrat. J'ai envie de continuer ici. Je suis prêt à m'investir au-delà de mon contrat actuel, sur le long terme même. L'année prochaine, je serai là. Les dirigeants m'ont fait savoir qu'ils comptaient sur moi. Maintenant, c'est à moi d'être à la hauteur. Je ne veux pas les décevoir.
Qu'avez-vous retenu de l'épisode douloureux du « loft » sous l'ère Serge Le Dizet [Pierre ne rentrait plus dans les plans du coach durant l'été 2006] ?
Je ne le souhaite jamais à personne. Tous les matins tu te lèves, tu es indésirable. Mais j'ai toujours cru en moi. Ça m'a peut-être permis de grandir un peu. Ce serait une bonne chose d'éviter ça, l'intersaison prochaine. C'est très difficile pour les joueurs mis de côté...
L'an dernier, Fabien Barthez avait déclaré qu'il s'étonnait de vous entendre dire que vous n'étiez pas fatigué à la fin des matchs...
C'est toujours le cas. Ce n'est pas un mystère. Ce qui fait la différence chez moi par rapport aux autres, c'est l'hygiène de vie en dehors du terrain. Dans ce domaine, l'équipe doit progresser.
Cela fait un bon moment que vous ne vous étiez pas exprimé dans les médias. Pourquoi ce silence ?
Cette année, j'ai décidé de ne rien dire. Quand je suis arrivé, j'étais toujours le joueur médiocre alors que les choix du coach n'étaient jamais en ma faveur. Je n'ai rien contre la liberté d'expression de la presse, mais moi aussi, j'ai la liberté de me taire.