« Ce n'était tout simplement plus possible de ne pas travailler sur la Chine. » Le photographe Samuel Bollendorff, connu notamment pour ses travaux sur les hôpitaux psychiatriques ou les prisons, présente à Paris le résultat de deux années d'allers-retours en Chine*. « Le projet est né à la suite d'un voyage de presse. J'ai voulu montrer l'envers du décor de ce "miracle économique". Je me suis intéressé aux mauvais rouages d'un système. » Les régions dévastées par les pollutions industrielles, les paysans déplacés, déracinés, les travailleurs d'usine et les mineurs... Bollendorff raconte aussi les souffrances, les maladies, la mort. « Je fais de la contre-propagande, explique-t-il. Tout ce que j'ai vu, ce sont des choses que l'on sait déjà. Mais le discours passe mieux grâce à la relation affective qui se noue avec l'image, l'empathie avec ces gens du bout du monde. »