« On veut être en première ligne. Au moins si on prend des coups, on saura pourquoi. » A l'Elysée, c'est ainsi qu'on justifie le retour aux affaires de l'hyperprésident, après une parenthèse médiatique qui n'aura pas servi à faire remonter Nicolas Sarkozy dans les sondages. Une période qui au contraire aura montré d'importantes divisions au sein de la majorité présidentielle. « Dans "majorité présidentielle", il y a présidentielle », se plaît-on à préciser dans l'entourage du chef de l'Etat pour rappeler qui est le patron.
Alors, le patron, il va ressortir du bois pour à nouveau occuper l'espace médiatique. En plus des déplacements pédagogiques toutes les semaines - il était hier dans l'Oise pour parler intéressement et participation et il sera ce matin à Rungis (94) pour revoir « la France qui se lève tôt » -, Nicolas Sarkozy fait son retour dans les médias. On a pu l'entendre ce matin sur RTL pour y assurer le service après-vente de ses réformes. Mais aussi pour répondre aux nombreux sujets qui prêtent à polémique et interrogations : pouvoir d'achat, prix du pétrole, 35 heures, réforme des institutions...
Reprochant à son Premier ministre de ne pas avoir assez défendu les réformes, il ne laisse désormais à personne d'autre le soin de monter au front. Pour rester en contact, il s'est entouré d'une garde rapprochée de sept ministres et il a délocalisé les petits déjeuners avec les responsables de la majorité de Matignon à l'Elysée.
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