Bertrand Delanoë fait durer le (faux) suspense
Créé le 24.05.08 à 15h04
Mis à jour le 24.05.08 à 21h35
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POLITIQUE – Le maire de Paris qui a réuni ses troupes samedi ne s'est pas jeté officiellement dans la bataille...
A l'issue d'
une semaine marquée par une offensive médiatique tous azimuts, Bertrand Delanoë réunissait ce samedi ses troupes à la Mutualité à Paris. Sans se jeter à l'eau pour la candidature au poste de premier secrétaire
comme Ségolène Royal le 16 mai, le maire de Paris s'est dit résolu à prendre sa «part de responsabilité» dans le parti.
Rappelant l'appel signé par lui pour un congrès de «clarté, courage, créativité», il a observé: «si je dis: ”je ne veux vraiment de responsabilité qu'à la mairie de Paris”, eh bien je me fous de vous!». «Ce n'est pas dans mes habitudes», a poursuivi Delanoë, chaleureusement applaudi.
Mais au lieu d'annoncer franchement sa candidature, le maire de Paris a tourné autour du pot: «Je vous le dis tranquillement, sincèrement, je n'ai pas envie de pouvoir. Mais puisque nous sommes ensemble, puisque nous avons de l'ambition pour notre pays par les valeurs de la gauche... nous devons tous prendre des responsabilités. Comme vous, j'ai bien l'intention d'en prendre ma part. Mais quelle part? Vous en déciderez», a dit le maire.
Petite leçon de libéralisme en milieu politique
Bertrand Delanoë, qui se réclame dans son livre «
De l'audace!» «socialiste ET libéral», a lancé devant plus de 500 personnes rassemblées à la Mutualité, que «les socialistes des années 2010 doivent être les combattants de liberté et des droits nouveaux des citoyens et des salariés».
«C'est ça
le libéralisme politique!», a martelé Delanoë en décrivant la «tâche immense» qui attend le PS, parti «qui en cinquante ans, n'a gagné que trois élections nationales: 1981, 1988 et 1997». «Ca veut dire que, pour les socialistes, c'est plus difficile que pour la droite de convaincre une majorité de femmes et d'hommes», a observé le maire devant un parterre, au premier rang duquel avaient pris place l'ex-chef de gouvernement Lionel Jospin, qui prenait studieusement des notes, l'ancienne garde des Sceaux Elisabeth Guigou et plusieurs adjoints et maires parisiens.
Qu'en pensez-vous? Bertrand Delanoë a t-il raison de minauder ou doit-il franchement annoncer sa candidature comme l'a fait Ségolène Royal?
V.G. (avec agence)
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