SANTE - La ministre attend des dossiers scientifiques «plus solides» susceptibles d'étayer une éventuelle interdiction...
Roselyne Bachelot n'a pas dit son dernier mot concernant le Red Bull. La ministre de la santé a affirmé ce vendredi sur France Inter que le dossier de la boisson énergisante «n'était pas clos» et qu'elle attendait des dossiers scientifiques «plus solides» susceptibles d'étayer une éventuelle interdiction.
Après des années d'interdiction en France, la ministre de l'Economie Christine Lagarde
a donné son feu vert la semaine dernière à la commercialisation de cette boisson à base de taurine, fabriquée par une firme autrichienne.
Messages d'avertissement sur les bouteilles
Roselyne Bachelot s'y était montrée hostile, dénonçant dans une lettre à Christine Lagarde, en août dernier, «un faisceau d'indices en faveur de l'existence d'un risque, notamment des suspicions de décès liés à la consommation de cette boisson en Suède et en Irlande, ainsi que des cas de neurotoxicité».
Cependant, elle a été «rassurée», selon le ministère, après qu'il a été décidé que des messages d'avertissement seraient apposés sur les bouteilles et que des «plaquettes d'information» seraient distribuées sur les lieux de commercialisation du produit.
Possibilité de revenir sur les autorisations
L'Institut national de veille sanitaire (
InVS) sera également chargé d'une mission de suivi.
«Je vais suivre cette affaire avec beaucoup de soin», en ce qui concerne «les effets indésirables qui pourraient être signalés», a prévenu Roselyne Bachelot, envisageant la possibilité de «revenir à tout moment sur les mesures d'autorisation».
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Avec agence