Sept morts et sept blessés graves dans un accident d'autocar sur l'A10

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Publié le 23 mai 2008.

ROUTE – Il transportait des touristes marocains...

Une cellule de soutien a été mise en place ce vendredi par la municipalité des Mureaux (Yvelines), d'où étaient originaires quatre victimes de l'accident survenu dans la nuit de jeudi à vendredi sur l'autoroute A10, a annoncé la mairie des Mureaux.

Le bilan provisoire de l'accident d'autocar près de Blois est toujours de sept morts et 25 blessés, dont sept graves, selon la préfecture du Loir-et-Cher qui a indiqué avoir comptabilisé par erreur peu auparavant un huitième mort.

«Le blessé grave qui a succombé dans la matinée à l'hôpital de Blois a été comptabilisé deux fois», a expliqué à l'AFP une porte-parole de la préfecture.

Le pronostic vital de quatre blessés graves est engagé, selon des sources médicales. L'accident a également fait 18 blessés légers.

Chapelle ardente

L'autocar, qui transportait 32 personnes, dont les deux chauffeurs, roulait dans le sens province-Paris lorsqu'il est venu s'encastrer à vive allure, vers 02H50, dans une pile de pont sur le bord de l'autoroute, après s'être déporté sur la droite pour une raison inconnue, selon les gendarmes. Le plan rouge a été déclenché, mobilisant 140 pompiers et 25 gendarmes qui ont installé un poste médical avancé sur les lieux de l'accident.

Quatre hélicoptères ont été mobilisés pour évacuer les blessés vers les hôpitaux de Blois, Tours et Orléans. Une chapelle ardente a été installée dans une salle de la mairie de Suèvres pour accueillir les corps des tués.

Extrême violence

«L'état invraisemblable du car montre que le choc a été d'une extrême violence», a souligné le ministre des Transports Dominique Bussereau qui s'est rendu sur les lieu de l'accident en début de matinée. Il a précisé qu'une double enquête, judiciaire sous le contrôle du procureur de la République de Blois et technique sous l'égide du Bureau enquête accidents du ministère des Transports, allait être être ouverte.

«Une des hypothèses possibles est celle de l'endormissement du chauffeur, qui est décédé dans l'accident», a indiqué à l'AFP le préfet du Loir-et-Cher, Pierre Pouessel, présent lui aussi sur les lieux.

Double enquête

Le préfet a toutefois souligné qu'aucune piste n'était écartée pour expliquer l'accident, qui s'est produit par temps sec et alors que la circulation était faible. Les enquêteurs vont notamment vérifier l'état mécanique du car, qui tractait une remorque. Affrété par la société de transport Aziz, basée aux Mureaux (Yvelines), le car était parti le 21 mai de Tiznit, dans le sud du Maroc, et se rendait aux Mureaux.

Le dernier relai entre ses deux chauffeurs a apparemment eu lieu à Ruffec, près d'Angoulême (Charente), à environ deux heures de route du lieu de l'accident, selon les premières constatations des gendarmes.

Ambassadeur

La société Aziz, spécialisée dans le transport de voyageurs et de petites marchandises entre la France et le Maroc exploite deux autocars, a indiqué son gérant, Abdelhouad Hais, joint au téléphone par l'AFP.

«Je suis actuellement au Maroc et n'ai pas encore d'éléments sur l'accident», a indiqué Abdelhouad Hais qui devait revenir en France dans la journée. L'ambassadeur du Maroc en France était attendu sur les lieux de l'accident en début de matinée.

© 2008 AFP

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