Flash-back : 2 mai 1987, Toulon bat le Racing Club de France (RCF) 15-12 en finale du championnat de France de D1 et empoche son 2e bouclier de Brennus. Vingt et un ans plus tard, le RCF se nomme Métro Racing 92, les deux clubs évoluent à l'échelon inférieur mais la rivalité entre eux n'a pas changé. Toulon et Paris occupent les deux premières places de la Pro D2 séparés par sept points. Leur opposition dimanche au stade Mayol (15 h 15) s'annonce donc comme le choc de la 28e journée de championnat. En cas de victoire, les coéquipiers de Victor Matfield - qui disputera son avant-dernier match dans la rade avant un retour en Afrique du Sud en juin - seraient assurés d'être champions et d'accéder directement au Top 14. Pourtant, côté toulonnais, on se refuse à tout excès de confiance. « Tant que le championnat n'est pas terminé on restera modeste », prévient Mourad Boudjellal, quitte à jouer la prudence à l'extrême. « Il reste 15 points à prendre et le Racing peut très bien finir avec 8 points d'avance sur nous, poursuit le président. Paris est une grosse équipe bâtie à coup de millions et de talent. On a juste plus de supporters qu'eux. » Le public varois aura ainsi son rôle de 16e homme à jouer dimanche, le match se déroulant à guichets fermés. Pour les fans qui n'ont pu obtenir leur précieux sésame, un écran géant diffusera la rencontre en direct, place Besagne.