Olivier Bardet
Intérieur de l'Hermine de Nantes.
Vous avez battu Bourg-en-Bresse, dans sa salle mercredi soir, lors du match aller des quarts de finale de play-offs de Pro B. C'est une sacrée performance...
Oui. On a battu le deuxième de la saison régulière. On est surtout contents car tout le monde là-bas les voyait en finale. Les médias locaux parlaient plus hier [mercredi] du 15 juin, date de la finale à Bercy, que de notre rencontre. On n'a guère apprécié cette attitude. Ils nous ont peut-être pris pour des rigolos...
Vous êtes menés de 17 points à la mi-temps. Comment expliquez-vous cette deuxième période tonitruante ?
Ils étaient euphoriques lors des deux premiers quarts temps. A la pause, le coach, Antoine Michon, nous a dit : « Si vous voulez partir en vacances tout de suite, vous me le dites ! » On est revenus sur le terrain et on a mis quelques paniers importants. On a vu très vite la peur dans leurs yeux !
Demain (21 h), le match retour se joue à la Soucoupe à Saint-Nazaire (Beaulieu est occupé). Est-ce un inconvénient ?
Quand j'ai su ça, j'avoue que j'étais déçu. On a tout fait pour fidéliser un public à Beaulieu... A nous de passer et on y jouera la demi-finale. On doit bien ça à notre public !
C'est une équipe blessée qui va venir...
Ils vont être revanchards. De nombreux joueurs de Bourg ont déjà la tête à d'autres clubs, ils vont donc plus se battre pour leur fierté que pour leur équipe.