- Henri Michel, futur manager général? Le président le clame haut et fort depuis quelques semaines. Il veut renforcer et améliorer le staff technique. «Quand on est sur le terrain, on n'a pas le temps de réfléchir.» De manière générale, «Les entraîneurs ne savent pas s'adapter vite et bien. Je suis surpris par la faiblesse d'analyse de certains coachs à la fin des matchs. Il nous faut quelqu'un qui ait une vision plus globale.» Henri Michel pourrait être celui-ci. Kita dément l'avoir déjà rencontré. Il devrait le faire «prochainement».
- Sa relation avec ses entraîneurs. Kita a prolongé ses deux entraîneurs, Michel Der Zakarian et Baptiste Gentili, d'une année. «Non pas par conviction», mais parce qu'il leur a donné sa parole en décembre dernier de les conserver en cas de montée du FCN. «Je sens qu'ils ont une faiblesse sur le plan technique, diagnostique-t-il. Même si ce sont des gens travailleurs et honnêtes, il faut leur donner un coup de main.» Le futur manager général aura cette mission. Dans un premier temps, il sera ainsi amené à les chapeauter. De quelle manière? Avec quelles prérogatives? Kita reste flou. «Nous définirons son rôle le moment venu». Dans un second temps, et en cas de mauvais départ en Ligue 1, ce même manager pourrait être tout simplement appelé à les remplacer. Lorsqu'on évoque cette dernière possibilité, Kita manie l'humour : «Ce n'est pas parce qu'ils gagneront cinq matchs qu'ils ne seront pas virés non plus !»
- Kita et la psychologie. Le président est catégorique : «Je pense que les entraîneurs ne savent pas gérer des hommes!» Ce thème lui tient visiblement à coeur. «Il ne suffit pas d'être un bon technicien, il faut aussi être un bon pédagogue», insiste-t-il. Sans le nommer, Kita vise manifestement son entraîneur Michel Der Zakarian. L'anecdote qui suit l'atteste. «A Boulogne [défaite 4 à 0, en novembre dernier], on perdait 2 à 0 à la mi-temps. Dans les vestiaires, Der Zakarian en met plein la gueule à Marek Heinz. Il l'a ridiculisé devant tout le monde. Je suis sorti des vestiaires, j'ai dit? Heinz ne fera plus rien de la saison?. Effectivement, il n'a plus rien fait après. J'avais raison...» Puis il lâche cette phrase qui résume sa philosophie: «De toute façon, je pense que je n'aurai jamais confiance en un coach!»
- Le maintien comme objectif. Pour la future saison, le président fait preuve d'ambitions très mesurées. «On doit se maintenir», répète-t-il. Pour ce faire, «quatre ou cinq nouveaux» vont rejoindre le FC Nantes pour composer un groupe pro de 26 ou 27 joueurs. Pas de nom. Mais une affirmation : «Je peux mettre beaucoup d'argent sur un joueur. Si on trouve un bel avant-centre, je mettrai ce qu'il faut!»