Quand et comment avez-vous mis fin à votre collaboration avec Richard Gasquet?
Ca s’est décidé hier, d’un commun accord. Après quatre ans de collaboration, nous avons décidé de ne plus fonctionner ensemble. Tout simplement.
Pour quelle raison?
Parce qu’il avait besoin de repartir, de rebondir. Sa situation est loin d’être catastrophique. Il est 10e mondial. Je crois que le plus important c’est de responsabiliser Richard. Mais il a aussi besoin d’entendre un nouveau discours. Je connais bien Guillaume Peyre car on se côtoie sur le circuit. C’est quelqu’un de très droit. Un passionné surtout. Il apportera beaucoup à Richard, mais aussi à Nicolas (Mahut) qu’il continue à entraîner.
Qu’est ce qui cloche en ce moment chez Richard Gasquet?
Je pense qu’il n’a pas connu assez de coupures depuis le début de l’année. Il aurait pu se reposer un peu plus pour s’aérer l’esprit, se rafraîchir. La saison est longue et le circuit est très éprouvant. A un moment donné, la batterie est déchargée. Aujourd’hui, il est saturé. Et il faut qu’il prenne du recul pour retrouver l’envie de jouer et de s’entraîner.
En tant qu’ex-entraîneur, quelle est votre part de responsabilité?
J’aurais peut-être pu anticiper ce coup de fatigue. Lui dire de reprendre un peu plus tard la saison. Mais, ça je m’en aperçois aujourd’hui. Après coup. Sur le moment, il n’est pas si simple de juger et de prendre les décisions.
Que doit-on attendre de lui à Roland Garros?
Il peut tout se passer. S’il reprend aujourd’hui (lundi) l’entraînement et qu’il retrouve l’étincelle, il peut faire de très belles choses. Quoi, je ne sais pas, mais il est capable de jouer un quart ou une demi-finale.
Et vous, qu’allez vous faire maintenant?
Je vais travailler pour le team Lagardère, en tant que conseiller sportif. Cela veut dire que je vais rester dans le milieu du tennis mais que je vais aussi m’occuper d’autres sports. J’en saurai plus lorsque j’aurai rencontré Arnaud Lagardère pour définir précisément mes activités.»