SOCIAL - Elles dénoncent la «politique de démantèlement» du service public...
Enseignants et lycéens sont appelés à manifester et à faire grève ce jeudi, comme l'ensemble des fonctionnaires, pour dénoncer la «politique de démantèlement» du service public et les dizaines de milliers de suppressions de postes prévues par le gouvernement en 2008-2009.
Environ deux instituteurs sur trois seront en grève, selon les syndicats du primaire et un enseignant sur deux dans les collèges et lycées, selon le SE-Unsa.
Plus d'une centaine de manifestations prévues
Les fonctionnaires de la culture, des douanes, des finances, de l'équipement, des hôpitaux et des collectivités territoriales devraient être également «très mobilisés», selon la CGT fonctionnaires. Des appels à la grève ont aussi été lancés à La Poste, France Télécom, à l'ANPE ou encore à France 3. Des perturbations sont «possibles» dans le trafic aérien. (
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Plus d'une centaine de manifestations sont prévues partout en France. A Paris, le cortège partira à 14h de la place d'Italie vers la place de la République.
Concernant les suppressions de postes dans l'enseignement (11.200 à la rentrée), le ministre de l'Education Xavier Darcos a réaffirmé mercredi qu'il n'était pas question de «revenir» dessus. Dans le primaire, les syndicats dénoncent les nouveaux programmes prévus pour la rentrée, un «recul didactique et pédagogique» selon eux.
Le service minimum à l'épreuve
Autre sujet de mécontentement: le projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires vu par les syndicats comme une «attaque» contre leur «statut». Le gouvernement expérimentera pour la deuxième fois le service minimum d'accueil (SMA) dans les écoles, qui consiste à rémunérer des agents municipaux pour qu'ils gardent les enfants les jours de grève, grâce aux retenues sur salaires des grévistes.
2.837 communes ont signé des conventions pour organiser ce dispositif qui se heurte à l'opposition des syndicats ainsi que de nombreux élus, pas seulement de gauche.
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