CEREMONIE - Si le «grand» cinéma est réuni en ce moment à Cannes, le monde du navet se réunissait mardi soir pour décerner les Gérard du cinéma…
Si le «grand» cinéma est
réuni en ce moment à Cannes, le monde du navet se réunissait mardi soir pour décerner
les Gérard du cinéma, récompenses ironiques mettant en lumière les pires productions de l’année.
Sans surprise, c’est
le film le plus critiqué de l’année, Astérix aux Jeux Olympiques, qui a obtenu la récompense suprême, le «Gérard du plus mauvais film de l’histoire du cinéma en 2007». Le film de Thomas Langmann et Frédéric Forestier a battu sur le fil d’autres chefs-d’œuvre du cinéma français, comme Taxi 4 ou L’Ile aux trésors, la version franchouillarde de Pirates des Caraïbes.
>> La cérémonie des Gérard du cinéma est visionnable en ligne sur le site de Paris Première...
Monica Bellucci s’est également illustrée dans cette cérémonie en obtenant le «Gérard du désespoir féminin» pour son rôle dans Le Deuxième souffle, alors que chez les hommes, Franck Dubosc emportait la mise pour son interprétation piteuse d’Assurancetourix dans Astérix aux Jeux Olympiques. Une seule solution pour l'humoriste: le retour au
camping.
Catherine Deneuve en prend pour son grade
Même les indéboulonnables en prennent pour leur grade aux Gérard du cinéma. Catherine Deneuve a ainsi obtenu le «Gérard de l’actrice que les journalistes s’obstinent à appeler mademoiselle alors qu’elle a plutôt une tête à ce qu’on l’appelle mémé». L’intéressée qui, comme tous les lauréats, ne s’est pas déplacée pour recevoir son prix appréciera.
Les Gérard du cinéma, qui se veulent l'équivalent des
Razzie Awards américains, sont placés «sous l'autorité morale du prénom-symbole du patrimoine français des médias et du cinéma (Gérard Depardieu, Gérard Lanvin, Gérard Holz)».
Qu'en pensez-vous? Ne fallait-il pas plutôt offrir le «Gérard du désespoir» à Clovis Cornillac pour l'ensemble de son oeuvre, d'Astérix à Scorpion?
Vincent Glad