Parents, organisez-vous pour la grève de demain ! Le service minimum, mis en place le 24 janvier dernier dans les écoles toulousaines, n'aura été qu'un feu de paille. Considérant qu'il « remettait en cause le droit de grève », la nouvelle municipalité PS a annulé le dispositif. Même attitude à Colomiers où la mairie ne veut pas jouer « les casseurs de grève ». Côté associations de parents d'élèves, seule la Peep s'insurge : « L'absence de service minimum est déplorable, estime Marie-Line Brugidou, sa présidente départementale. Et ce sont les familles modestes qui trinquent le plus, celles qui n'ont ni parents, ni réseau sur place. »
Devant l'école Pierre-Sermet, en centre-ville, difficile de trouver de véritables fans du service minimum. Christelle est ennuyée de devoir « encore poser une journée ». Mais elle garde aussi un mauvais souvenir de l'unique expérimentation du dispositif dans la Ville rose. « C'était tellement mal organisé qu'on a récupéré nos enfants en pleurs », se rappelle-t-elle. Christophe, papa d'une petite Paloma, ne prend pas de gants : « Heureusement qu'il n'y a pas de service minimum ! Si je faisais grève, je n'aimerais pas qu'on me remplace. » Sa compagne est en congé maternité, mais « sans ça, on se serait débrouillé », ajoute-t-il. Plus loin, une grand-mère se montre ravie qu'il n'y ait pas cantine demain : elle va inviter ses petits-enfants au restaurant. Une mère d'origine italienne partage ses traditions : « Dans mon pays, quand cela arrive, ils ont le droit de pique-niquer à l'école. Du coup, les enfants adorent les grèves ! »