Les mères de familles sont séduites par le service minimum à l'école, mais toujours pas les maires. Xavier Darcos compte bien expérimenter pour la deuxième fois son service minimum d'accueil (SMA) dans les écoles demain, à l'occasion de la grève massive dans l'Education nationale. Mardi, le ministre a annoncé sur RMC qu'il n'exclut plus d'obliger, «par la loi s'il le faut», les profs grévistes à se déclarer quarante-huit heures à l'avance, condition sine qua non pour organiser le fameux service minimum d'accueil.
Mardi, environ 2.300 communes prévoyaient de garder la grille de leurs écoles maternelles et primaires ouverte demain, soit 10% seulement des villes ayant une école sur leur territoire. Le 24 janvier dernier, premier jour de l'expérimentation du dispositif, elles n'étaient guère plus nombreuses. Paris, Grenoble, Nantes, Lille ou Rennes refusent toujours cette solution, qualifiée de «bon sens» par Xavier Bertrand, ministre du Travail. Et des villes de droite passées à gauche comme Toulouse, Périgueux ou Roanne ne réitéreront pas l'opération, selon le syndicat SE-Unsa.
Au grand dam des parents d'élèves qui, selon un sondage paru hier dans «Le Parisien», sont 60% (69% des femmes) à estimer que l'idée de Xavier Darcos est une «bonne chose» qui «permet de ne pas pénaliser les parents qui travaillent». Au final, la grande majorité des écoliers ne devrait donc pas avoir classe demain, d'autant que deux instits sur trois feront grève, selon le syndicat SNUipp-FSU.