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Xavier Darcos veut savoir quels enseignants feront grève jeudi

Manifestation d'enseignants le 7 avril 2008 à Marseille pour la venue du ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos
Manifestation d'enseignants le 7 avril 2008 à Marseille pour la venue du ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos/Boris Horvat AFP

SOCIAL – Xavier Darcos est prêt à recourir à une loi pour obliger les enseignants à se déclarer grévistes…

Un bras de fer s'est engagé  autour du service minimum dans les écoles. Pour l'appliquer, Xavier Darcos veut savoir quels enseignants feront grève jeudi, journée de grève dans l'éducation et la fonction publique. En plus du préavis «classique», déposé par les syndicats, le ministre de l’Education souhaite que les enseignants grévistes se déclarent individuellement. Il est même prêt à proposer une loi pour cela.

«Je demande aux enseignants de bien vouloir se déclarer 48 heures à l'avance pour que nous puissions nous organiser. C'est ce qui fait l'objet de discussions tendues avec les syndicats et fera éventuellement l'objet d'une loi», a-t-il déclaré ce mardi sur RMC. Aucune proposition de concertation n'a été faite ces trois derniers mois sur ce sujet par le ministère, ont déploré les syndicats.

Le service d’accueil encore en rodage

«A la fin du quinquennat, le service minimum d'accueil (SMA) se sera imposé.» Avec cette déclaration, Xavier Darcos espère être en phase avec l’opinion publique: selon un sondage paru ce mardi dans «Le Parisien», 60% des Français soutiendraient le SMA.

Le ministre a aussi regretté que la FCPE, première fédération de parents d'élèves, qui appelle aussi à se mobiliser jeudi, donne «systématiquement un avis différent de l'opinion publique qu'elle est censée représenter».

Xavier Bertrand, ministre du Travail, a pour sa part souhaité ce mardi qu'«un maximum de maires applique le service minimum». Sur le nombre de communes prêtes à organiser le SMA jeudi, le ministre a estimé que «peut-être ce sera plus difficile ici ou là (qu'en janvier) parce qu'un certain nombre de communes sont passées de droite à gauche (lors des élections municipales)» et que «visiblement, elles n'ont aucune envie de nous aider dans cette affaire».
Avec AFP
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