EXCLUSIF 20MINUTES.FR - La FIDL annonce la fin du mouvement après le 15 mai, ce que refuse l'UNL...
La fin du
mouvement lycéen semble proche. A l'issue d'une réunion entre Xavier Darcos et les deux principaux syndicats lycéens, la FIDL et l'UNL, Alix Nicolet, présidente de la FIDL a déclaré à 20minutes.fr que «la mobilisation s'arrêterait après le 15 mai», date de la prochaine manifestation.
Lors de cette entrevue avec le ministre, les syndicats lycéens ont obtenu plusieurs avancées qui «améliorent la vie lycéenne», selon la FIDL, mais Xavier Darcos n'a rien lâché sur les suppressions de poste, point de fixation de la mobilisation.
L'UNL veut continuer le mouvement
Du coup, les deux syndicats lycéens s'entredéchirent. Joint par 20minutes.fr, Florian Lecoultre, président de l'UNL, condamne la position de la FIDL: «Il faut faire preuve d'honnêteté intellectuelle. Nous n'avons pas obtenu gain de cause sur notre principale revendication donc nous appelons à continuer le mouvement.» Avant de lâcher une phrase qu'il estime lui-même «volontairement ambigüe»: «Tout est ouvert, on verra en temps voulu.»
De son côté, la FIDL assure ne pas vouloir baisser les bras sur les suppressions de postes. «On reprendra le mouvement à la rentrée 2008 avant que le budget 2009 soit voté. Après
la manifestation du 15 mai, il n'y aura plus de dates possibles pour une nouvelle mobilisation. Les secondes [en pointe dans la mobilisation, ndlr] seront quasi en vacances», explique Alix Nicolet. C'est «une position hypocrite», lui rétorque Florian Lecoultre de l'UNL qui explique être habitué aux bisbilles avec la FIDL. La manifestation du 15 mai, maintenue par les deux syndicats, s'annonce houleuse.
Assouplissement de la réforme du bac professionnel
Xavier Darcos, inflexible sur les suppressions de poste, a donc lâché du lest sur le reste. Et notamment sur
le bac professionnel. Ce dernier ne passera pas partout à trois ans au lieu de quatre, comme l'avait prévu le ministère de l'Education. Un projet encore flou: «On ne sait pas dans quels lycées cette mesure va s'appliquer», estime la FIDL. Par ailleurs, un rattrapage va être instauré dans cette filière.
Le ministre de l'Education a aussi annoncé la mise en place dès la rentrée, d'un «dispositif expérimental de réussite scolaire au lycée», dans «200 établissements qui rencontrent les plus grandes difficultés» scolaires, sur le modèle de l'accompagnement éducatif instauré cette année dans les collèges de l'éducation prioritaire. Il s'agira d'un soutien personnalisé assuré par des enseignants, moyennant des heures supplémentaires, de 1.500 assistants d'éducation et de 2.000 étudiants de master se destinant aux métiers de l'enseignement, d'après les chiffres annoncés par la FIDL.
Xavier Darcos s'est félicité dans un communiqué de «l'esprit constructif dans lequel s'est déroulée la rencontre» avec les syndicats. En divisant les deux organisations principales sans lâcher d'un iota sur les 11.200 suppressions de postes, le ministre de l'Education a à coup sûr réussi son coup.
Vincent Glad