FOOTBALL - Et tacle quelque peu la Ligue...
«Le club est choqué par cette décision. Et encore, choqué, le mot est faible.»
Simon Tahar, le nouveau président du PSG, a confirmé mercredi, en conférence de presse, que le club parisien allait faire appel de
son exclusion de la prochaine Coupe de la Ligue à la suite de l'affaire de la banderole anti Ch'tis. Et ce jusqu’au Conseil d’Etat si nécessaire. Au passage, il a aussi balancé quelques tacles à la Ligue de football professionnel (LFP)…
Jusqu’au Conseil d’Etat
Cette décision, le club la conteste aussi bien sur le fond que sur la forme. «Pour justifier la décision, on s'est permis de porter contre le PSG des accusations intolérables. On reproche au PSG d'avoir été le complice d'actes concertés. C'est indigne.» Simon Tahar n’a apparemment pas digéré le fait que la Ligue accuse le club «sans contrôle ni preuves», avant même la fin de l’information pénale. La direction du club a profité de l’occasion pour parler longuement des 4,5 millions d’euros annuels consacrés aux actions de sécurité.
Un Grenelle du football pro?
Le président parisien, avocat de formation, a aussi dénoncé le fonctionnement de la commission de discipline, un organe indépendant sous la tutelle de la LFP: «Il est absolument intolérable qu'une même entité, en l'occurrence la Ligue de football professionnel, soit à la fois juge et partie. Juge parce qu'elle a sanctionné le club, et partie parce qu'elle est l'organisateur de l'événement (ndlr: de la finale de la Coupe de la Ligue). Cela n'existe pas dans les sociétés de droit.» Pour éviter des dérives, comme une juridiciarisation de la vie sportive, Simon Tahar a appelé à l’organisation d’états généraux avec l’ensemble des clubs de L1. Et on appellerait ça le «Grenelle du football pro»?
Julien Debove, avec agence