JUSTICE - L'époux de la pédiatre a vu au contraire sa peine alourdie...
Edwige Antier a été relaxée ce mercredi en appel à Paris de
l'accusation de recels de fonds détournés par son mari. Le tribunal correctionnel de Paris
l'avait condamnée le 10 juillet 2007 à six mois d'emprisonnement avec sursis, 15.000 euros d'amende et à une interdiction d'exercer des fonctions dans une association pendant cinq ans.
La pédiatre et chroniqueuse de radio s'est réjouie dans un communiqué que «(son) intégrité ait été reconnue par la justice». «Je le devais bien aux enfants que j'ai suivis depuis deux générations, et aux parents qui m'ont toujours fait une confiance indéfectible», a-t-elle insisté.
Son époux, Robert Regard, avec lequel elle est en instance de divorce, a vu au contraire sa peine alourdie à douze mois de prison avec sursis après avoir écopé de neuf mois avec sursis en première instance.
151.922 euros détournés
Il était poursuivi pour avoir, en 2004 et 2005, détourné 151.992 euros, alors qu'il était secrétaire général de la branche française de l'Association mondiale des amis de l'enfance (
Amade). L'argent destiné à l'aide à l'enfance aurait en fait été utilisé pour assurer le train de vie du couple et aider l'un des fils de Robert Regard, qui créait alors une entreprise.
Edwige Antier, 65 ans, qui était jusqu'aux dernières municipales première adjointe UMP au maire du 8e arrondissement de Paris, a toujours assuré n'avoir jamais détourné un euro et affirmé que son époux avait «trahi sa confiance». Une version confirmée par Robert Regard qui avait assuré «être le seul responsable» et avoir «caché» les détournements à sa femme.
Avec agence