Peu nombreux, toujours furieux. Les lycéens et les professeurs ont manifesté pour la neuvième fois hier dans les grandes villes de France contre les suppressions de postes prévues à la prochaine rentrée. Selon la police, ils étaient 1 900 à Paris (5 000 selon l'Union nationale lycéenne), un nombre en-deçà des mobilisations de ces dernières semaines.
« C'est une journée pour remobiliser et le syndicat lycéen FIDL n'est pas présent. Il a choisi d'organiser des actions autour des lycées en banlieue, a expliqué une professeur. Et surtout, nous préparons les manifestations à venir comme celle du 15 mai. » Le cortège, fortement encadré par les forces de l'ordre, est parti de la place de la République pour rejoindre celle de la Bastille. Les Jeunes communistes ont chanté en choeur « Mauvais anniversaire » pour le Président élu il y a un an, tandis que les lycéens de l'UNL scandaient : « C'est pas les professeurs, c'est pas les sans-papiers, c'est le gouvernement qu'il faut supprimer. »
Des manifestations ont également eu lieu à Toulouse, où le mouvement s'est amplifié. « On était mille la semaine dernière, aujourd'hui on est plus du triple », a déclaré Hugo Clément, porte-parole de la coordination des lycées toulousains. Une quarantaine de manifestations ont eu lieu en France et des lycéens ont organisé des blocages de rues et d'établissements. A Grenoble, quelques incidents ont eu lieu en fin de cortège et huit manifestants ont été interpellés.