La mobilisation des lycéens ce mardi s'est limitée à un tour de chauffe en vue du 15 mai

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Publié le 6 mai 2008.

EDUCATION - Toutes les zones étaient pourtant rentrées de vacances de Pâques...

Alors que toutes les zones sont rentrées de vacances de Pâques, une quarantaine de manifestations lycéennes contre les suppressions de postes dans les collèges et lycées étaient prévues dans toute la France ce mardi.

Dans la perspective de la journée d'actions du 15 mai, avec les principales fédérations enseignantes et de fonctionnaires, les lycéens étaient appelés à manifester «pour préparer cette journée en montrant que les lycéens ne désarment pas», a expliqué à l'AFP lundi Florian Lecoultre, président de l'Union nationale lycéenne (UNL). En effet, cette journée de mobilisation s'est davantage apparentée à un tour de chauffe.

A Paris, quelque 6.000 lycéens et enseignants selon l'UNL, 1.900 selon la police, ont manifesté sans incident depuis la place de la République à la Bastille. Commencée à 14h, la manifestation s'est dispersée dans le calme peu après 15h30. Neuf lycées ont toutefois été bloqués et treize établissements ont fait l'objet de «tentatives de blocages» dans la matinée, selon le rectorat.

Mobilisation disparate en province

En province, la mobilisation était plus ou moins au rendez-vous.

A Nantes, la manif a fait un bide. Bien que rentrés de vacances, seule une soixantaine de lycéens se sont rassemblés mardi en fin d’après-midi, au pied de la tour Bretagne. L’appel avait été lancé par le Comité d’action lycéen de Nantes.

A Lille, 120 manifestants selon les organisateurs et 80 selon la police ont défilé en scandant «l’éducation se prostitue, les lycéens sont dans la rue». Soutenus par les profs dont ceux du lycée Lebas de Roubaix, en grève depuis deux jours, les lycéens protestent toujours contre les 777 suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine.

A Strasbourg, seuls une centaine de lycéens étaient au rendez-vous ce mardi, en début d’après-midi. La manifestation s’est donc transformée en sit-in sur la place Kléber. Les militants comptent sur une plus grosse mobilisation le 15 mai

A Toulouse, entre 1.500 et 2.500 lycéens étaient dans la rue, contre 700 la semaine dernière. Selon notre correspondante, les manifestants ont bloqué la rocade pendant une demi-heure.

A Angoulême, quelque 200 lycéens ont occupé pendant environ un quart d'heure la voie ferrée, entraînant des retards pour deux TGV, a constaté un correspondant de l'AFP.

A Lyon, 500 lycéens ont défilé dans les rues de la ville ce matin, soit environ le même nombre que lors des précédentes manifestations, selon notre journaliste sur place

A Orléans, environ 2.500 lycéens étaient déjà dans la rue ce matin. Sept lycées de l'agglomération ont été bloqués, avec barrages filtrants. Une cinquantaine de lycéens ont également perturbé la circulation sur la RN 152, devenue départementale 952.

A Grenoble, ils étaient plus d'un millier de lycéens, selon la police, à manifester dans la matinée.

A Rouen, environ 1.800 lycéens, selon la police, ont manifesté dans la matinée. Il s'agit de la plus importante manifestation organisée par ces lycéens depuis la reprise des cours le 21 avril après les vacances de printemps. Au Havre, environ 250 de leurs condisciples, selon la police, ont également manifesté.


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