Lancer un « plan Marshall » pour les transports de la Ville rose. C'est l'objectif de la nouvelle équipe municipale qui compte « sur l'expertise des Toulousains » pour y parvenir. Elle a donné hier le coup d'envoi des Assises de la mobilité. Cette grande consultation repose sur des réunions par secteurs ou par thèmes. Elle fait partie des promesses de campagne de Pierre Cohen (PS), qui veut rendre « les transports en commun concurrentiels par rapport à la voiture » et en faire « la grande cause » de son mandat.
Bernard Marquié (PC), l'adjoint aux Transports et aux Déplacements, pressent que les débats vont beaucoup tourner autour de la nouvelle organisation des lignes de bus, adoptée en juin dernier, quand la ligne B a été mise en service. « Cela s'est fait sans concertation, et sans penser notamment aux personnes âgées », regrette-t-il. L'élu s'attend aussi à des demandes tarifaires « puisqu'il revient plus cher à une famille de quatre personnes de prendre le métro que de se garer dans les parkings payants du centre-ville ». « En matière de pistes cyclables et de bus, certains comités de quartier ont déjà commencé à rédiger des propositions très pointues », indique, lui, Jean-Michel Fabre (PS), l'adjoint à la Démocratie locale et la Citoyenneté. La synthèse des contributions se fera le 28 juin. Et, selon le maire, « des premières mesures doivent être prises dès la rentrée ».
Les grands projets d'infrastructures sont aussi au programme. Les idées ne manquent pas, d'un tramway circulaire sur les boulevards au prolongement de la ligne E jusqu'à Saint-Orens. Mais, à l'instar de la gratuité des transports pour les moins de 26 ans, leur réalisation ne dépend pas entièrement du Capitole. Elle se discutera avec les autres villes de l'agglomération au sein de Tisséo, une autorité organisatrice des transports déjà endettée à hauteur d'1,2 milliard d'euros.