Face aux nombreux devoirs que leur confère leur nouveau statut, l'Etat est là pour leur prêter main-forte. Tel est en substance le message qu'ont délivré hier lors d'une réunion d'information les représentants de la préfecture aux 127 maires bas-rhinois élus pour la première fois en mars. Parmi les thèmes abordés : les obligations des édiles en terme de gestion des eaux, d'urbanisme et de répression de la délinquance. Ou bien encore leur droit de faire appel à un des six vétérinaires bas-rhinois agréés par l'Etat pour établir une étude comportementale d'un chien qu'ils jugeraient dangereux. « Dans cette période de prise de vos fonctions, ce n'est pas un aveu de faiblesse que de dire : "Je veux que vous m'aidiez", leur a assuré le préfet, Jean-Marc Rebière. Vous n'êtes pas seuls. » Bien au contraire, estime Pierre Ory, son directeur de cabinet : « Les services de l'Etat sont là. Il ne faut pas oublier qu'une croix qu'on porte à deux est deux fois moins lourde à porter. »
Un discours applaudi par les maires, même si certains semblaient un peu perplexes à l'issue de la réunion. « On nous a donné un aperçu de ce qu'on peut faire et demander, explique Christophe Schertz, premier magistrat de Niedersteinbach. On a dit beaucoup de choses sur les responsabilités qu'un maire doit assumer avec l'aide du préfet, mais celles de ce dernier n'ont pas été beaucoup abordées. » Qu'importe ! Depuis le jour où il s'est présenté dans la course à la mairie de son village de 160 âmes, il est conscient de la lourdeur de la tâche qui l'attend. Une mission qu'il accepte volontiers parce qu'il « aime l'aventure ».