Le président Sarkozy a 1 an. Le 6 mai 2007, près de 19 millions de Français ont fait du candidat de l'UMP le sixième président de la Ve République. S'il est trop tôt pour comparer les réussites et les échecs du nouveau chef de l'Etat avec l'héritage laissé par ses prédécesseurs, l'heure du premier bilan a sonné.
A première vue, l'inventaire n'est pas reluisant. Nicolas Sarkozy bat des records d'impopularité. Seuls 36 % des Français ont une bonne opinion de lui, selon un sondage CSA publié hier. Comme l'a analysé le politologue Stéphane Rozès, « la rupture d'avec les Français débute très précisément et brusquement début janvier ». Deux raisons à cela. D'abord, son impuissance à devenir le « président du pouvoir d'achat » insupporte. Ensuite, l'affichage de sa vie privée a déplu, vécue par les Français comme « une atteinte à la symbolique présidentielle », souligne Stéphane Rozès. « On est passé d'une présidence bling-bling à une présidence couac-couac », peut s'amuser le leader du PS François Hollande.
Les fidèles du Président vivent ce désamour comme une injustice. Sur le plan de la vie privée, « il n'a fait que rompre avec l'hypocrisie de ces prédécesseurs», estime le patron de l'UMP Patrick Devedjian. Nicolas Sarkozy a corrigé le tir, comptant sur un effet « Carla » pour redonner du lustre à l'institution présidentielle.
Quant aux réformes, «beaucoup sont au rendez-vous», estime le conseiller spécial du Président, Henri Guaino. Vrai? Pour en juger, 20Minutes a dressé le bilan des promesses du candidat. Sans aborder cette question cruciale, à laquelle seul le temps pourra répondre : ces mesures offriront-elles du pouvoir d'achat aux Français?
Et vous, quelles réformes retiendrez-vous?