Christian Etelin
Avocat au barreau de Toulouse.
J'avais 25 ans et j'étais étudiant en licence de philosophie au moment des événements de mai 1968. C'était une période de bouillonnement intellectuel contre la société de consommation et ses règles. Quand les manifestations ont commencé, nous avons tous cru qu'un autre monde était possible. Aujourd'hui, je reste fidèle à l'esprit de mai 1968 : il faut toujours bousculer l'ordre établi pour ne pas oublier que l'humain est plus important que le commerce. Malheureusement, ce souci révolutionnaire est encore d'actualité car les choses ont peu changé. Le mouvement de mai 1968 a fortement contribué à la politisation du milieu universitaire toulousain.