Ralentissement ou coup d'arrêt ? Après des années d'euphorie, les ventes dans l'immobilier neuf se stabilisent. « Contre toute attente, 1 300 logements ont été vendus sur les trois premiers mois de l'année sur l'aire urbaine de Toulouse, un niveau comparable au dernier trimestre 2007. Il y a un repli comparé au début de l'année dernière, mais pas un coup d'arrêt comme on avait pu l'annoncer », analyse Alexandra François-Cuxac, présidente de l'Observer de l'immobilier toulousain, qui vient de sortir son bilan trimestriel.
Ceci s'explique notamment par la prudence des promoteurs qui, pour certains, ont décidé d'annuler ou de retarder des opérations. Cela stabilise le nombre de logements mis en vente, mais il faut désormais plus de temps pour les écouler : dix-huit mois contre quatorze auparavant, sauf dans des endroits comme le sud-est de Toulouse, où l'offre est plus rare. La Ville rose reste moteur sur l'aire urbaine puisqu'on y dénombre 49 % des ventes grâce à des chantiers comme ceux des Ponts-Jumeaux, de Montaudran ou encore Job. En attendant, cette tendance n'a pas d'impact sur les prix, toujours dans l'ascenseur. En moyenne il faut débourser 3 025 euros le m2 sur l'aire urbaine, soit une hausse de 7,7 % en un an.