Assuré de monter en Ligue nationale de handball depuis mercredi et son succès face à Saintes (30-21), le H songe déjà la saison prochaine. Et mesure l'ampleur de la tâche.
· Le budget. Cette année, Nantes fonctionnait avec 700 000 euros. Un budget qui devrait atteindre 1,6 million d'euros l'a prochain, dont 1,5 millions d'euros pour l'équipe première. En dessous de la moyenne en LNH. « On sera au même niveau que les clubs qui luttent pour se maintenir », jauge Gaël Pelletier, président délégué du club. Pour l'alimenter, les partenaires privés et publics sont sollicités, et semblent prêter une oreille attentive.
· La salle. Pas d'inquiétude pour les habitués de Mangin, le H ne quittera pas sa maison. « On a demandé à la mairie d'aménager Mangin, pour porter sa capacité à 2500 personnes, avec des tribunes derrière les buts. » Le club n'exclut toutefois pas de déménager à Beaulieu pour les grosses affiches.
· L'effectif. De quatre professionnels, le groupe nantais passera à dix-huit. Le club, qui a déjà recruté deux Tunisiens, le gardien Maggaiez (Montpellier) et l'arrière gauche Hatem Haraket (Sélestat), devrait orienter ses recherches vers l'étranger.
· L'objectif. Comme tout promu qui se respecte, le H jouera le maintien l'an prochain. « Il va nous falloir apprendre. Techniquement, ce n'est pas forcément meilleur, mais physiquement, le défi sera tout autre. » Sans compter qu'il faudra se coltiner plusieurs fois par saison les Bojinovic, Narcisse et compagnie... Tout un programme.