La brigade criminelle de la sûreté départementale est chargée dès aujourd'hui de poursuivre l'enquête sur l'incendie de l'école maternelle de la maille Catherine à Strasbourg-Hautepierre. La piste de l'acte volontaire se confirme donc. Elle avait été privilégiée dès le départ par les enquêteurs en raison d'indices relevés sur place, dont une vitre endommagée. Il n'y a pas de suspect pour le moment, a précisé hier une source policière proche du dossier. Le sinistre, qui s'est déclaré vers 3 h dans la nuit de vendredi à samedi, a mobilisé une dizaine de pompiers pendant environ une heure. Malgré des dégâts matériels limités, se cantonnant à la salle de jeu d'où sont parties les flammes, l'ensemble des locaux a été fortement encrassé par la suie. Une cinquantaine d'agents du service éducation de la Communauté urbaine, aidés d'enseignants et d'habitants de Hautepierre, ont commencé le nettoyage ce week-end. Toutefois, la remise en état des lieux devrait nécessiter plusieurs jours. Les enfants ne pourront donc pas réintégrer l'école ce matin, mais un dispositif d'accueil est mis en place (lire encadré). Dans un communiqué, la ville a salué la mobilisation de la population du quartier pour restaurer les locaux de l'école maternelle Catherine et a condamné l'incendie en évoquant « un acte gratuit et insensé ». En mars 2006 déjà, une autre école de Hautepierre, la maternelle Karine 1, avait été volontairement incendiée suscitant également une ferme condamnation de l'exécutif municipal de l'époque.