C'était le match de la dernière chance et les Ciel et Blanc ne l'ont pas saisie. Toulouse, Lens et le PSG n'ayant pris qu'un point, Strasbourg pouvait revenir sur leurs talons en cas de succès à Nancy. Mais la marche était bien trop haute pour une équipe alsacienne pas au niveau, qui rentre de Lorraine giflée (3-0), comme elle était revenue de Rennes (3-0) sept jours plus tôt.
Le pire, c'est qu'après 36 journées en Ligue 1, le Racing n'est toujours pas condamné. Classé 19e et avant-dernier, il conserve un infime espoir de se maintenir, puisque ses trois adversaires directs émargent quatre points au-dessus à deux matchs du verdict. « Tant que mathématiquement c'est jouable, un entraîneur n'a pas le droit de ne pas y croire », tente de convaincre Jean-Marc Furlan. Le manager général reconnaît néanmoins que « sur les trois derniers mois, nous ne méritons pas la Ligue 1. En interne, je répète depuis septembre qu'on n'a pas la densité physique ni l'efficacité pour tenir un marathon aussi long. Un championnat, ça se joue sur les huit dernières journées. Jusqu'en février, on a tenu, mais ça n'a pas suffi. » Quel gâchis quand on se rappelle que Strasbourg comptait 32 points après 24 journées. Depuis, il n'a gagné qu'un match et reste même sur neuf défaites d'affilée, égalant le record d'après-guerre pour un club de l'élite. « Il est inadmissible de s'effondrer comme ça, peste le président Philippe Ginestet. Certains joueurs ont montré leurs limites et ont plus pensé à leur avenir personnel qu'à celui de l'équipe. »