Nicolas Sarkozy devrait fêter l'anniversaire de son élection salle Gaveau

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Publié le 5 mai 2008.

Nicolas Sarkozy fêtera mardi le premier anniversaire de son élection sur fond de sondages toujours en berne, alors que le reste de la semaine politique, raccourcie par un nouveau long week-end, tournera autour du très controversé projet de réforme in...

Nicolas Sarkozy fêtera mardi le premier anniversaire de son élection sur fond de sondages toujours en berne. L'Elysée se refuse de le confirmer, mais le chef de l'Etat devrait se rendre mardi salle Gaveau pour fêter avec les responsables de l'UMP et les «nouveaux adhérents» du parti l'anniversaire du second tour de la présidentielle. Un dîner avec ses ministres et leurs conjoints est ensuite prévu, selon une source gouvernementale.

Toute proche du siège de l'UMP, Gaveau est un lieu emblématique de la marche vers le pouvoir de Nicolas Sarkozy. C'est là que, recevant les nouveaux adhérents, il a longtemps affûté ses thématiques de campagne. C'est là qu'au soir du 6 mai, il a prononcé ses premiers mots de président élu devant les militants en liesse.



Mais douze mois après son élection triomphale, les applaudissements se sont tus pour laisser place à la morosité. La situation économique semble durablement plombée selon la plupart des experts, même si le gouvernement affiche sa confiance. Et la cote de popularité du président est toujours au plus bas en dépit de sa récente intervention télévisée: 38% seulement des Français lui font "confiance" contre 57% de non, selon un sondage CSA Le Parisien-i télé vendredi. Face à l'adversité, le chef de l'Etat s'affiche serein, répétant qu'il n'est pas préoccupé par cette impopularité et veut être jugé sur l'ensemble de son mandat.

Fillon fête l'anniversaire avec des mauvais sondages

Le Premier ministre François Fillon, désormais lui aussi dans la tourmente des sondages, multiplie les déplacements à l'étranger et sera jeudi et vendredi à Chypre et Malte. «Quand on gouverne et qu'on réforme un pays, surtout au début, on a forcément à affronter une certaine impopularité», déclarait-il vendredi à Washington, assurant que son décrochage - 42% lui font «confiance» dans le même sondage, une chute de huit points par rapport à avril - ne lui faisait «ni chaud ni froid». Mais le Premier ministre reconnaît aussi qu'il y a encore «un certain nombre de trimestres de crise devant nous».
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